mardi 24 mai 2011

Lo que me gusta del verano #1

Papa Topo

Il est à peine majeur, elle affiche tout juste seize printemps, et ils offrent la pop-bubblegum la plus jouissive qu'on puisse imaginer en 2011. Surveillés de près depuis leurs premières démos, Paulita et Adria ont  récemment sorti leurs premiers 45-tours sur Elefant Records avec le soutien du grand Guille Milkyway (La Casa Azul). J'ai plongé avec "Oso Panda" qui donne un bel aperçu du duo : mélodies sautillantes, chœurs sucrés et faces d'anges où la mignonneté côtoie la perversion. Et la face-B s'avère encore meilleure avec un refrain irrésistible qui sent bon l'été. Possible que le jeune attelage se révèle bancal en live mais le fun sera au rendez-vous à Indietracks : les popkids répètent déjà chorégraphie... et projets de kidnapping.


jeudi 7 avril 2011

The Starlets : Scotland's best kept secret


Rappel des faits : Glasgow Popfest, 4 décembre 2010, un groupe inconnu entame son set et me laisse K.O debout.

Oh le choc. Oh bon sang.

C'est une claque qui nous attend, et la plus belle surprise qu'on ait vue depuis des années. Ce premier titre est déjà parfait. Ils ont un excellent frontman qui enchaîne vannes et pas de danse entre les titres. Formation classique guitares / basse / batterie agrémentée d'une violoniste et du trompettiste de Camera Obscura, chansons mélancoliques et rythmées, orchestrations belles à en pleurer. Il fallait voir notre petite troupe, plus aux moins rompue à ces marathons pop, rester bouche bée tout au long de ces trop courtes quarante minutes.

Toute la salle reste scotchée avec une même question en tête : d'où sortent-ils ? Trois albums s'affichent au stand de merchandising, on a donc affaire à un groupe confirmé. Un tour sur Myspace s'impose pour grappiller des éléments biographiques : "Over the next year or two, other members came and went until The Starlets finally settled on their first team [...], in time to deliver their debut album "Surely tomorrow you'll feel blue" (2001)".
Plus de douze ans d'existence et capables de passer entre les mailles du bouche à oreilles et d'un Internet désormais omniscient, de quoi inspirer une judicieuse analyse au chanteur Biff Smith : "We get two reactions from people. One is "We've never heard of The Starlets". The other is "My God are they still going?". Le tout en laissant une impression durable à ceux qui les ont vus jouer, au point que le groupe a été invité à tourner aux Pays-Bas et au Japon.


Reste l'essentiel : comment ça SONNE ?
Et là, c'est plus compliqué. Du strict point de vue musical les Starlets ne sont pas indiepop, ni folk - même s'ils restent pop tout de même. Impossible de les affilier à un groupe précis. On trouve des traces de Go-Betweens (ils reprennent d'ailleurs "The Devil's Eye" sur scène), un peu de Prefab Sprout peut-être. Le violon évoque parfois de vieilles bandes originales de films, charmantes et désuètes, et sait se faire obsédant sur les passages les plus épiques ("Tenterhooks" !). L'infinie douceur de "You're So Changing My Mind" voit le chant muer en souffle aérien, féminin, au sein d'un écrin vaporeux à la Slowdive. Plus acoustique, "Marie Claire" ose une œillade timide à Sir McCartney. Quant à "Crashing Down The Hurry Slope", elle se glisserait sans mal parmi le How I Long To Feel... de Gorky's Zygotic Mynci. Je pourrais continuer longtemps à lister les coups d'éclat de cette discographie tant l'ensemble est une richesse peu commune - on retrouve l'expression full in sound dans nombre de reviews.


Un constat s'impose : il est rare de croiser un groupe dont la qualité semble progresser au fil du temps. Alors que l'Histoire regorge d'artistes prometteurs aux ailes trop vites brûlées, l'écriture de Biff Smith ne cesse de gagner en beauté... au point que leur prestation hivernale ne comptait que des compositions récentes, étincellantes nouvelles-nées qui ont ravi nos cœurs. J'avoue avoir songé à un coup monté destiné à rendre inoubliable mon séjour écossais : un groupe parfait capable en un quart d'heure de faire couler quelques larmes, de claquer une vigoureuse polka sortie de nulle part avant de déclencher un fou rire général - prévoir des révisions d'accent pour saisir les savoureuses présentations de Biff.

Et surtout, amis Parisiens : ne rien prévoir le samedi 14 mai prochain afin de les accueillir comme ils le méritent pour leur premier concert en France. White Town et Panama seront également de la partie. Autant dire que je compte les jours et que j'ai le sourire depuis que les mails de confirmations sont arrivés. En attendant, tous les disques des Starlets sont en écoute intégrale sur leur Bandcamp.



jeudi 31 mars 2011

Songs from 2010 #3

Tender Trap - 2 To The N
On ne le dira jamais assez : le meilleur girl group à guitares actuel. Les Dum Dum Girls et autres Best Coast leur doivent beaucoup.


Sambassadeur - Stranded
Suède, une fois de plus. Je ne me lasse pas du contraste entre l'intro au piano et la montée qui suit (et j'aimerais beaucoup voir ça en live d'ailleurs).


Shrag - Coda
L'album du quintet de Brighton donne la part belle à un post punk incendiaire, jusqu'à ce dernier titre un brin plus apaisé - mais toujours brillant.


Lucky Soul - White Russian Doll
Punchy, sautillant et made in London - me rappelle un peu l'excellent "Darling" de Sons & Daughters, et c'est tant mieux.



dimanche 27 mars 2011

Soda Fountain Rag - Reel Around Me [2010]

Commander l'album : Hands and Arms

MAJ du 05/07/11 : Mon obsession pour ce disque n'a pas cessé et il tourne encore en boucle. Ca tombe bien, Soda Fountain Rag rendent une visite gratuite aux Parisiens ce vendredi 8 juillet pour l'Another Sunny Night #6, en compagnie d'Orval Carlos Sibelius et Wake The President.



"One listen and it's clear that Ragnhild is not an average pop songwriter. Two listens and you'll be intrigued. Three listens and you'll be obsessed. At least that's what happened to me" (All That Ever Mattered)

Enregistré en trio à Brescia, ce nouveau 10" de la prolifique Norvégienne se révèle beaucoup plus immédiat que It's Rag Time précédemment chroniqué en ces pages. Non pas que la formule ait varié : toutes placées sous la barre des trois, voire des deux minutes, ces compositions pop sonnent encore parmi les plus personnelles à voir le jour en 2010. Mais la guitare trouve cette fois une place bienvenue au premier rang, notamment sur les rythmées "Dogwalkin' Summer" et "You Are Not Invited To My Wedding" qui pourraient bouleverser pas mal de classements lastfm. En fin d'album, les touchantes "Too Late For Us" et "Pirate Love" offrent un visage plus apaisé sur une base chant / claviers. La voix qui raillait quelques minutes plus tôt se fait alors mélancolique, dualité guère surprenant de la part d'une fille qui écoute autant Bach qu'Eminem.

La capacité de Ragnhild à composer des mélodies aussi simples qu'infectieuses reste intacte et fait d'elle une artiste réellement épatante. Ses chansons méritent qu'on leur donne leur chance - et plutôt deux fois qu'une.

lundi 14 mars 2011

Another Sunny Night #4 ce samedi 19 mars !

Toujours gratuit, toujours rue Moret à l'International à partir de 20h avec trois concerts et un DJ set. Déjà évoqués en ces pages, The Felt Tips et The Understudies donneront leur première date française en compagnie du trio power pop Cheap Star. A samedi !




samedi 19 février 2011

Songs from 2010 #2

Troy Von Balthazar - Wings
Grâce et dépouillement : l'ex Chokebore à son meilleur.


Belle & Sebastian - I Didn't See It Coming
Une ouverture de disque parfaite comme l'était "Another Sunny Day" pour l'album précédent... et, là encore, un trompe-l'oeil qui ne suffit pas à masquer le reste. Superbe néanmoins.


The School - I Don't Believe In Love
Les Gallois s'échappent de leurs influences girl groups le temps d'une clôture pour un chant de couple mort-né qui s'envole avec la voix de Liz Hunt.


The Starlets - I'm Your Kinda Guy
Une des multiples facettes du seul groupe à m'avoir offert un choc live du niveau des Delgados. Invités-surprise du récent Glasgow Popfest, ils ont séché la salle en trente minutes inoubliables.


vendredi 18 février 2011

Songs from 2010

Johnny Flynn & Laura Marling - The Water
Deux voix mêlées pour une déchirante ballade folk. Je n'ai jamais su résister aux valses.

 The Mare - I'm So Happy
Clip absurde pour cette pop suédoise sous euphorisants, extrait d'un mignon EP paru sur Leopard Up a Tree.


Allo Darlin' - My Heart Is a Drummer
Ce groupe m'évoquera toujours un été musical où les champs de Ripley se mêlent aux litres de sueur évaporés deux jours plus tard dans un sous-sol du XIème arrondissement. Superbe clip en carton(s) et refrain parfait.


Nick Garrie - Le Pont Mirabeau
Un retour bienvenu quarante-et-un ans après "Nightmare of J.B. Stanislas". Le plus francophone des musiciens écossais s'offre une bien jolie valse.


mercredi 26 janvier 2011

ASN is back : Tender Trap à Paris samedi !

Déjà quatre mois depuis la dernière soirée, il était temps qu'on s'y remette.

On ne change pas une équipe qui gagne : toujours gratuit, toujours à l'International, et toujours des bons groupes. Avec le retour de Tender Trap (ex Heavenly, ex Talulah Gosh...) accompagnés de Betty & the Werewolves dont j'ai déjà dit du bien en ces pages. Sylvia Hanschneckenbühl assurera la première partie et votre serviteur et ses camarades clôtureront par un DJ set grande cuvée.

YAY donc.

lundi 10 janvier 2011

Maple Leaves - Golden Ether EP [2010]


"The Maple Leaves are good. They play so well that I wonder, how does anyone have time to write-play-learn while working? The Maple Leaves song...just reached a threshhold of some sort of tricky quality that just let me think.. yes!"

Le retour de Belle & Sebastian n'empêche pas Stuart Murdoch de garder les oreilles ouvertes et d'adouber comme il se doit ce groupe émergent de Glasgow. Déjà auteurs de deux singles fait maison ("Tapestry" et "Kirsty"), Maple Leaves a terminé 2010 avec un premier EP de très haut niveau. On constate vite qu'Anna Miles n'a pas intégré God Help The Girl pour rien : elle chante de façon remarquable. La structure piano-guitare de Golden Either est survolée par sa voix qui pare chaque refrain d'un charme peu commun. Et ses jeunes camarades ont également des atouts comme le montre Julian Corrie sur What A Day, superbe valse de clôture. Des mélodies fines et mélancoliques, deux vocalistes de ce calibre qui harmonisent, et la pop n'en ressort que plus belle. Scotland forever.
  What A Day by bubblegumrecords

A commander chez Hands and Arms pour 5 euros port compris.