dimanche 29 avril 2007

Natures & découvertes : le circuit du disque

Contrairement à ce que s'obstinent à croire une partie de nos chers usagers, je n'ai jusqu'ici jamais vu un album apparaître brusquemment dans nos bacs, prêt à être emprunté. Mes lecteurs si perspicaces s'en doutent, le disque suit un itinéraire parfois sinueux pour rejoindre les fonds de la médiathèque.

1) La sélection

L'essence même de la fonction de discothécaire. Fort de ses connaissances encyclopédiques, ce dernier va constamment analyser ses fonds afin d'en localiser les lacunes. Dans le même temps, il analysera au mieux ses usagers pour déterminer leurs attentes. Et comme sa science n'est jamais tout à fait complète, il n'aura de cesse de parcourir des livres, dictionnaires, revues pour repérer nouveautés et disques marquants. Sans oublier l'indispensable cahier de suggestions déjà évoqué dans ces pages.

2) La commande

Une fois sa liste d'albums en main, le discothécaire va tenter de faire ses emplettes auprès de son/ses fournisseurs agréé(s). Qu'il se promène dans une Fnac ou qu'il fouille une base de données en ligne, il constatera vite que la partie est loin d'être gagnée - et que pour le "Crazy Rythm" des Feelies, il va pouvoir se gratter une fois de plus. Ces problèmes de disponibilité peuvent s'accompagner de blocages administratifs qui plongent le malheureux discothécaire dans une insurmontable déprime : privez un drogué du disque de possibilité d'achat, il ne tarde pas à dépérir.

3) La facturation

Ces difficultés surmontées, nous voici avec un beau colis de disques sur le bureau. Avec l'aide du ticket de caisse, il faudra d'abord vérifier que toutes les références payées ont bien été livrées. Puis, éventuellement, séparer les disques en fonction des différents budgets et des réductions éventuelles (bien penser à ménager de l'espace libre, le nombre de tas pouvant être conséquent). Vient alors l'épreuve ultime : les disques et leurs prix respectifs vont être entrés un à un dans la base de données de la médiathèque. Prévoyez quelques heures si la commande est conséquente. Fumez une cigarette, détendez-vous, et faîtes le compte du total. Ce dernier ne correspond pas au montant inscrit sur le ticket de caisse ? Alerte rouge. Deux solutions possibles : re-vérifier le prix de chaque disque (comptez deux heures de plus), ou mettez à profit vos talents de faussaire en comptabilité pour parvenir immédiatement à un résultat juste au centime près.

4) Le catalogage et l'indexation

Je ne m'étendrai pas sur ces pratiques purement professionnelles qui font le bonheur quotidien de nombre de mes estimés collègues. Il s'agira de détailler chaque disque afin que l'usager moyen puisse le retrouver en interrogeant le catalogue informatisé. L'indexation, quant à elle, visera à attribuer aux albums une cote désignant leur localisation et leur style précis, d'où bien des interrogations : Gene Pitney, rock ou variétés américaines ? André Rieu, musique classique ou fourre-tout des musiques fonctionnelles ? Jean-Michel Jarre, musiques électroniques ou humour ? Patrick Eudeline, déchetterie ou poubelle ?

5) L'équipement

Tâche purement manuelle, pour une fois. Application d'un antivol, édition des cotes numériques autocollantes, éventuelles protections des digipack pour prolonger leur durée de vie. Hop là.

6) Mise à disposition

Le disque est enfin prêt à intégrer les glorieux bacs de la médiathèque. Il enchainera les réservations ou dormira pendant des années avant d'être redécouvert, mais il sera bel et bien là... jusqu'à sa disparition constatée par hasard quelques mois/années/décennies plus tard.


Précision : le délai nécessaire au disque pour traverser ces étapes reste difficile à évaluer. Comptez quelques jours pour un discothécaire au taquet à plusieurs mois dans le cas d'une médiathèque en sous-effectif ; voire plusieurs années si l'album a été malencontreusement oublié sur une étagère du bureau.

dimanche 8 avril 2007

Rock, pop : un itinéraire bis en 140 albums essentiels / Philippe Robert



Editeur : Le mot et le reste, 2006
ISBN : 978-2915378313


"Alright, alright, it's the music that I love" (Spearmint, Julie Christie)

Les dictionnaires rock de qualité en langue française ne sont hélas pas légion à l'heure où l'indigence de nombreux critiques précipite Rock & Folk ou les Inrocks à un niveau proche du néant. Sorti de l'indispensable Dictionnaire du rock de Michka Assayas peu de salut, et la sensation désagréable de lire et relire en permanence les mêmes lignes sur les mêmes artistes. Cet itinéraire bis apparait ainsi comme un remède à double effet : rafraichir les connaissances du mélomane sur nombre de ses groupes fétiches - où, jusque ici, pouvait-on lire une pleine page sur Bill Fay ? - et offrir de superbes découvertes au lecteur, quelles que soient ses connaissances. Entendons nous bien, il ne s'agit pas ici de snobisme : les artistes présentés ici par ordre alphabétique ont pour point commun des albums exemplaires, plus ou moins oubliés pour des raisons diverses. On se pâmera ainsi devant les perles folk de Margo Guryan, Vashti Bunyan ou Linda Perhacs. On plongera dans la galaxie 60's de la sunshine pop avec Sagittarius, The Millennium où les déjà plus connus Zombies. On écoutera religieusement ces disques des Feelies et Young Marble Giants, souvent indisponibles, qui font le cauchemar du discothécaire. Et au final on passera un excellent moment... avant de filer liste en main chez un bon disquaire pour remettre les pendules à l'heure.


Liens temporaires Yousendit :

The Zombies - Hung Up On A Dream
The Millennium - To Claudia On Thursday
Margo Guryan - Sunday Morning
Linda Perhacs - If You Were My Man



vendredi 30 mars 2007

Rions un peu avec le cahier de suggestions

Panorama des demandes les plus surréalistes de ces dernières semaines :

- "J'aime pas les rhododendrons" de Sim
- Le catalogue des 3 Suisses
- Une méthode de air guitar
- "Le meilleur cd de l'année" (alors qu'on l'a déjà, je l'ai déjà dit c'est celui de Camera Obscura)
- [écriture enfantine] Le disque de Ségolène Royal
- L'album des Plastiscines (muahahaha)

mardi 20 mars 2007

A.R.C.A.D.E...F.I.R.E !

Olympia. 19 mars 2007.

Je les tenais déjà en haute estime après deux albums impressionnants, j'espérais logiquement un bon concert. Mais jamais je n'aurais pu imaginer ce qui nous attendait... Prenez le plus grand choc musical et visuel de votre vie, multipliez le par dix et vous y serez presque.

Déflagration immédiate. Un ! Deux ! Trois ! Dites : MIROIR NOIR !

L'exubérance en moteur, la noirceur pour refuge. De la tension, oh, tout au long. Son, chansons, interprétation : perfection.

Black Waves / Black Vibrations. Lumière bleue figée, écharpe rouge. La glace et le feu dans une atmosphère de fin du monde. Choeurs, coeurs, tous dans une bulle de bonheur. Et nous chantions, nous scandions ces paroles oniriques. On referait le monde dans une ville ensevelie sous la neige, on creuserait un tunnel d'une fenêtre à l'autre. Et on se retrouverait au milieu.


Thank you. From the bottom of my heart.


jeudi 15 mars 2007

Les disquaires vus par Le Monde

Dans un éditorial récent, Le Monde s'est - enfin - penché sur la situation dramatique des disquaires indépendants. Si l'initiative est louable, les raccourcis qu'elle emprunte ne rendent guère compte de la situation.

"Le disque se passe donc de disquaires indépendants. Ces derniers étaient 550 en 2004. Ils ne sont plus que 200 à peine aujourd'hui. Combien seront-ils demain ? Cette lente agonie est le résultat de la sévère crise que connaît le marché du CD, avec des ventes en recul de 40 % en quatre ans."

Ainsi donc, la disparition progressive des disquaires indépendants résulterait directement de la fameuse crise du disque (qui a décidement bon dos), ce qui laisse supposer que ce triste phénomène ne remonte guère qu'à quatre ou cinq années. Faux sur toute la ligne car si les disquaires se comptaient au nombre de 550 en 2004, ils étaient 2.000 en 1979. Et les causes réelles de ce désastre sont à chercher ailleurs.



Les majors

Leurs responsabilités sont multiples. En dégradant la perception de la musique ("artistes" auto-proclamés, stars jetables, opérations médiatiques sans lendemain) et du disque (prix trop longtemps excessif) dans l'esprit du public, les majors ont elles-même posé les bases de cette fameuse "crise". Mieux, elles ont ouvertement affiché leur mépris des disquaires indépendants pour leurs capacités de vente jugées indignes de servir leur politique de profit ; en augmentant en permanence les budgets de promotion et de marketing, elles ont considérablement augmenté le seuil moyen de rentabilité de leurs productions. On note qu'un album qui atteignait auparavant son point d'équilibre à 50.000 exemplaires doit désormais se vendre à 100.000 exemplaires, soit le double, pour ne pas générer de pertes.


Les politiques

Si prompts à préserver le réseau des librairies grâce, notamment, à la loi Lang sur le prix unique des livres, les dirigeants politiques se sont dans le même temps totalement lavés les mains de la disparition progressive des disquaires, qui n'ont jamais bénéficié de mesures d'aides et de protection équivalentes. Lors de son discours d'ouverture des états généraux du disque, le 29 juin 1999, Catherine Trautman avait émis la nécessité de mesures quant à la protection des disquaires indépendants : réflexion sur la possibilité d'un prix unique du disque, d'un coefficient de marges minimales, du développement de mécanismes de soutien et, surtout, d'une meilleure application du droit à la concurrence. Une annonce sans lendemains. Sur une référence équivalente, une Fnac pourra bénéficier d'une remise de l'éditeur à laquelle le disquaire indépendant, considéré comme négligeable, ne pourra prétendre. Résultat : la Fnac pourra vendre le disque concerné à un prix inférieur, tout en réalisant une meilleure marge bénéficiaire.

Ce n'est pas non plus du côté des collectivités locales que viendra la solution. Grisées par la perspective de taxes professionnelles conséquentes, celles-ci auraient plutôt tendance à apprécier, voire à encourager la mainmise des grandes surfaces alimentaires et spécialisées sur le marché du disque. Montauban illustre parfaitement cette tendance, rare exemple de ville de taille moyenne à disposer encore de disquaires et de libraires indépendants et dont la mairie avait fourni sur un plateau à Leclerc des bâtiments historiques du centre-ville destinés à accueillir le futur "espace culturel" du groupe... nonobstant le fait qu'un magasin identique existait déjà dans la zone commerciale de la ville. Par chance, une très forte mobilisation locale avait contraint Leclerc à renoncer à ce projet "culturicide" :

"La disproportion de concurrence condamnera à court ou moyen terme la plupart des nombreux commerces spécialisés. L'assortiment et les services mis à la place seront de qualité très inférieure et les créations d'emploi - pour la plupart sans qualification - ne compenseront pas, et de loin, la disparition des professionnels"

N'en déplaise à l'éditorialiste du Monde, Leclerc justement ne représente guère une alternative de qualité tant ses "disquaires" semblent dépourvus de culture musicale. Etant entrés dans deux "espaces culturels" différents j'ai pu, après une vingtaine de minutes de patience, obtenir des réponses surréalistes des spécialistes locaux :

"Je cherche les disque de Sly & The Family Stone.- Euuh, c'est une nouveauté ?"
" Où sont les albums des Jam ?- Ah, ça n'existe pas."

Dormez en paix braves gens, la culture est entre de bonnes mains.

Je ne m'étendrai guère sur le cas des hypermarchés (application de la stratégie des 80-20 à son apogée, absence totale de vendeurs) et sur celui des grandes surfaces spécialisées type Fnac qui réduisent drastiquement leur offre musicale ; qui leur en voudrait ? Ils ne sont pas ici pour vendre des disques mais pour vendre tout court. Là où un bon disquaire indépendant peut trouver et commander des disques rarissimes (mes deux coffrets Rubble en savent quelque chose) et permettre la découverte qui éclaire une journée.

Des solutions ?

Depuis plusieurs années, des solutions à moyen et long terme ont été avancées afin de préserver l'existence des disquaires et des labels indépendants. En sus d'un dispositif d'aide efficace, une réflexion profonde se révèle nécessaire quant à la concurrence déloyale engendrée par les systèmes de remises, les pratiques de référencement et les importantes pressions commerciales exercées par les entités les plus importantes. Des actions doivent également être envisagées pour favoriser la pérennité et le développement de la création et de la production indépendante, à même de garantir une diversité culturelle nécessaire. Afin de permettre à ces acteurs de toucher un auditoire suffisant, de réelles formations musicales devraient être dispensées, notamment dans le cadre de l'éducation (écoles, collèges, lycées) afin d'entraîner au sein du grand public une exigence et un esprit critique qui lui permettront de quitter les sentiers balisés sur lesquels majors, médias et hypermarchés le maintiennent. Cependant l'application de telles théories dépend de la volonté des pouvoirs publics, qui semblent malheureusement se satisfaire de la situation actuelle.

"Ce qui nous manquera, si la totalité de notre culture est vendue dans la succursale d'une chaîne d'un seul et unique centre commercial du nom de Borderstones, ce sont les trucs que seule l'effervescence d'enthousiasmes individuels peut faire remonter à la surface [...]. Je voudrais continuer à faire des découvertes ; ce qui n'arrivera jamais en nul lieu soumis aux fluctuations de la Bourse" (Nick Hornby, 31 songs)

lundi 5 mars 2007

High Fidelity syndrome

Je n'ai jamais trouvé meilleur façon de dépenser mon argent qu'en achetant des disques ; couplé à un manque de temps chronique, mes manies de collectionneurs font que bon nombre des albums que j'ai acquis ces derniers mois n'ont pratiquement pas été écoutés (pas grave, je rattraperai tout le retard pendant ma retraite). Autant dire que quand il s'agit de dépenser l'argent des autres, en l'occurence mon budget d'acquisition, la frénésie d'achat me reprend vite. Comme ce matin où, listes et calculette en main, je déambulais d'un bac à l'autre en emplissant mon panier de nouveautés et de merveilles passées. Arrêt à l'accueil pour la facture, retour en bus avec un sac plein à craquer, et me voilà devant une pile de nouveaux disques bientôt prêts à rejoindre leurs camarades au sein de la médiathèque. Tout en écoutant le nouveau Arcade Fire ("Black Mirror", bon sang quelle merveille), je vérifie mon budget et me promet mentalement d'être plus raisonnable la prochaine fois... en sachant qu'il n'en sera probablement rien. Même avec des possibilités d'achat quasi-illimitées, je râlerais encore de ne pas avoir les moyens nécessaires à ma boulimie musicale et à mon objectif final : un fonds discographique de rêve, un point c'est tout. Rien de plus pénible qu'un passionné.


mardi 27 février 2007

"Folk delight" : Lavender Diamond



22 février 2007, Maroquinerie

Et la surprise vint de la première partie. Très attendus, les exceptionnels Decemberists ont livré un concert décevant... Qu'à cela ne tienne, Lavender Diamond a sauvé la soirée. Inconnus au bataillon, ces Californiens tout juste signés chez Rough Trade ont su tirer leur épingle du jeu grâce à une série de comptines euphorisantes, faisant naître nombre de sourires de par leurs mélodies et les ravissantes mimiques de leur chanteuse. "You Broke My Heart" est un bel exemple de leur savoir-faire : ballade secondaire de prime abord, elle se révèle rapidement indispensable pour l'auditeur non averti qui la fredonnera sans fin au sein de rêves peuplés de petits oiseaux et de crocodiles Haribo. En attendant leur premier album prévu au printemps, un EP pourra combler temporairement notre soif de sucreries.

Site officiel
Page Myspace

Edit : "Open Your Heart" vient d'être ajoutée sur la page Myspace, elle me replonge immédiatement au coeur du concert. Enjouée, accrocheuse, d'une fraicheur rare. C'est décidé, Lavender Diamond est MON groupe pour 2007. Les Shins, Aereogramme et Arcade Fire attendront.


samedi 10 février 2007

Earlimart - Treble & Tremble [2004]



Label : Palm Pictures
Indice PCDM : 2.32 - Folk rock

Il est des départs qui laissent des traces. Celui d’Elliott Smith a ainsi poussé les Américains de Earlimart à délaisser quelque peu leurs camarades Grandaddy pour dédier leur troisième album à l’enchanteur Texan. Dès les premières notes, on est saisi par la fragilité de cette voix qui murmure sur quelques accords de piano. Tout en tension contenue, l’accrocheur Hidden Track évoque "Bled White" alors que Sounds mêle brillamment électricité et mélancolie. Malgré cet héritage marqué, le disque évite le double écueil du plagiat et de la dépression à bon marché : les lancinants All They Ever Do Is Talk et Tell The Truth Part I & II séduiront jusqu’aux auditeurs les plus optimistes en se greffant au cerveau dès la première écoute. Assurées ou à peine esquissées, les harmonies vocales se rapprochent parfois des Wondermints et poussent à la contemplation résignée. C’est d’ailleurs le principal sentiment qui émane de ce Treble & Tremble, en sus de la nostalgie et de la tristesse, persistante mais jamais pathétique, d’avoir perdu un être cher. Un bel hommage.


J'avais écrit ces lignes à la sortie de l'album, et après une longue attente il semblerait qu'il y ait enfin du neuf comme en témoigne la page Myspace du groupe qui permet de découvrir deux nouveaux titres. Don't Think About Me est d'une pureté époustouflante, merveille de folk ensommeillé saupoudrée de cordes et de claviers. Quant à Nevermind The Phone, ses choeurs irrésistibles jouent joliment de la complémentarité des voix de Aaron Espinoza et Ariana Murray. L'album, vite !


mercredi 7 février 2007

"Don't ask questions when you don't want to know the answers"

Usager : Je souhaite recevoir mes avis de retard et de réservation par e-mail, ça sera plus pratique que par lettre.
Pitseleh : Très bien, indiquez-nous votre adresse e-mail.
Usager, surpris : Ah non je préfère pas, je trouve que c'est confidentiel quand même.
Pitseleh : ...

Certes.

mardi 23 janvier 2007

Hang the DJ

Etant donné la faible teneur des salaires de notre bien belle profession, il n'est guère étonnant que nombre de mes collègues mettent leurs talents à profit dans diverses activités annexes : dessin, écriture, théatre, musique entre autres. On notera au passage que ces à-côtés relèvent généralement du domaine artistique, le bibliothécaire lambda n'étant guère manuel ; couplé à la phénoménale réactivité des services techniques municipaux, ce handicap explique sans doute la panne totale de notre ascenseur depuis maintenant deux mois (série en cours). Pour ma part j'ai récemment choisi de me lancer dans une glorieuse carrière de DJ amateur, qui présente l'avantage d'offrir une rémunération en nature (houblon, orge, eau). Cette courte première expérience ne m'a pas évidemment pas permis de diffuser la moitié des titres que j'avais sélectionnés, mais j'ai pu cependant éviter nombre de plantages répertoriés dans cet excellent ouvrage :




A lire et relire.