"Le disque se trouve à la lettre T.
- C'est où ?
- Vers la fin de l'alphabet."
Affichage des articles dont le libellé est usagers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est usagers. Afficher tous les articles
jeudi 24 novembre 2011
dimanche 18 janvier 2009
La minute acariatre du jour
Bien connue pour son aversion revendiquée envers les rase-moquettes, ma consoeur Salt in my coffee sera probablement d'accord avec moi : pire que les enfants, il y a les nounous. Comme les heureux parents elles marquent samedi après-midi et mercredi matin d'une croix sanglante sur leur calendrier pour nous rendre visite, à ceci près que :
1) Elles débarquent en troupeaux
2) Elles ont chacune une pleine volière
3) Les piaillards ne leur appartiennent pas
Terrifiant.
Qu'on ne se méprenne pas : c'est une excellente idée et sans doute la meilleure manière de nous fournir de nouveauxclients usagers à fidéliser. Cependant, qui mettra en doute le fait que la cohabitation entre ces hululeurs miniatures, les conversations plein volume des garde-chioumes et nos nerfs usés s'avère parfois délicate ? Des trésors de patience sont requis pour ne pas mettre à exécution les truculents fantasmes qui nous traversent furtivement l'esprit : smash avec le démagnétiseur de cassettes vidéos, placage "cathédrale" du moutard (ou "spear tackle" pour nos amis rugbymen d'outre-Manche), corde à linge à la glotte, baillonnage définitif à l'aide du Filmolux, projection à travers la porte vitrée, l'imagination humaine est décidément sans limites.
Mais comme tout bon professionnel, nous affichons un stoïcisme sans faille et la récompense ne tarde pas à arriver : après un quart d'heure digne du siège de Stalingrad, se fait entendre dans votre dos une voix conspiratrice suffisamment discrète pour remplir le bâtiment : "Jonathan ! Arrête ou le méchant monsieur de la bibliothèque va venir te gronder !". Bingo. Vous pouvez alors glisser sournoisement à l'intéressée : "Ah non, navré. Ca, c'est votre boulot" avant de jouer à nouveau du lecteur de code barres. On a les revanches que l'on peut.
1) Elles débarquent en troupeaux
2) Elles ont chacune une pleine volière
3) Les piaillards ne leur appartiennent pas
Terrifiant.
Qu'on ne se méprenne pas : c'est une excellente idée et sans doute la meilleure manière de nous fournir de nouveaux
Mais comme tout bon professionnel, nous affichons un stoïcisme sans faille et la récompense ne tarde pas à arriver : après un quart d'heure digne du siège de Stalingrad, se fait entendre dans votre dos une voix conspiratrice suffisamment discrète pour remplir le bâtiment : "Jonathan ! Arrête ou le méchant monsieur de la bibliothèque va venir te gronder !". Bingo. Vous pouvez alors glisser sournoisement à l'intéressée : "Ah non, navré. Ca, c'est votre boulot" avant de jouer à nouveau du lecteur de code barres. On a les revanches que l'on peut.
jeudi 27 novembre 2008
La conversation surréaliste du jour
Dame d'environ 60 ans : "Bonjour, vous avez des disques de Leonard Cohen ? Je découvre tout juste, je sais que je ne suis pas à la page mais j'ai vu une émission et j'ai beaucoup aimé.
Pitseleh : - Oui bien sur, je vais vous montrer les albums...
Dame d'environ 60 ans : - On dirait que presque tout est emprunté, c'est vrai qu'il va bientôt jouer à Paris. Et puis il a été ruiné par son manager je crois, une femme.
Pitseleh : - Ah bon ? Comme McCartney ?
- Dame d'environ 60 ans : - Oui, ruiné par une salope. Il ne faut pas croire qu'il n'y à que les hommes qui sont dangereux hein. Il faut toujours se méfier des salopes.
- Pitseleh, scié : - ...
Pitseleh : - Oui bien sur, je vais vous montrer les albums...
Dame d'environ 60 ans : - On dirait que presque tout est emprunté, c'est vrai qu'il va bientôt jouer à Paris. Et puis il a été ruiné par son manager je crois, une femme.
Pitseleh : - Ah bon ? Comme McCartney ?
- Dame d'environ 60 ans : - Oui, ruiné par une salope. Il ne faut pas croire qu'il n'y à que les hommes qui sont dangereux hein. Il faut toujours se méfier des salopes.
- Pitseleh, scié : - ...
samedi 15 mars 2008
Des usages autonomes : une utopie ?
Fût un temps où l'usager souhaitant prolonger le prêt d'un document devait affronter un véritable parcours du combattant. Il devait avoir précieusement conservé le minuscule pense-bête tamponné de la date limite de retour. Il devait venir en personne à la bibliothèque, sans oublier d'amener avec lui le document concerné sous peine de faire demi-tour. Ou, encore plus simple, il ne pouvait pas le faire.
Que propose-t-on aujourd'hui dans ma structure pour effectuer cette opération ? Il y a :
- l'indispensable pense-bête
- la possibilité de nous joindre par téléphone pour connaître les dates de retour de ses documents
- la possibilité de nous joindre par téléphone pour prolonger le prêt de ses documents
- la possibilité d'accéder à son compte-lecteur par Internet
- la possibilité de prolonger ses prêts par Internet
- l'envoi d'un e-mail automatique ou d'une lettre signalant immédiatement un document en retard
Bref, tout ce qu'il faut pour que l'usager heureux puisse gérer ses emprunts avec une liberté sans limites. Seul, comme un grand. Au-to-nome, comme avec son compte bancaire. La classe.
...
Et non. A en croire certains, il faudrait également les avertir une semaine avant la date de fin de prêt. Et à en entendre d'autres (en parfaite santé et en parfait état de marche), il serait bon que nous venions directement à leur domicile pour récupérer les précieux documents. Si ces requêtes ne représentent pas encore la majorité de nos usagers si mignons, elles démontrent que le chemin vers l'autonomie risque d'être encore long... Et que la notion de satisfaction recèle des trésors d'élasticité.
(A noter que j'ai déjà suggéré aux plus acharnés que nous lisions désormais les livres à leur place afin de leur faire gagner du temps. Et à ma plus grande stupéfaction, quelques personnes ont semblé enthousiasmées par une proposition aussi absurde)
Que propose-t-on aujourd'hui dans ma structure pour effectuer cette opération ? Il y a :
- l'indispensable pense-bête
- la possibilité de nous joindre par téléphone pour connaître les dates de retour de ses documents
- la possibilité de nous joindre par téléphone pour prolonger le prêt de ses documents
- la possibilité d'accéder à son compte-lecteur par Internet
- la possibilité de prolonger ses prêts par Internet
- l'envoi d'un e-mail automatique ou d'une lettre signalant immédiatement un document en retard
Bref, tout ce qu'il faut pour que l'usager heureux puisse gérer ses emprunts avec une liberté sans limites. Seul, comme un grand. Au-to-nome, comme avec son compte bancaire. La classe.
...
Et non. A en croire certains, il faudrait également les avertir une semaine avant la date de fin de prêt. Et à en entendre d'autres (en parfaite santé et en parfait état de marche), il serait bon que nous venions directement à leur domicile pour récupérer les précieux documents. Si ces requêtes ne représentent pas encore la majorité de nos usagers si mignons, elles démontrent que le chemin vers l'autonomie risque d'être encore long... Et que la notion de satisfaction recèle des trésors d'élasticité.
(A noter que j'ai déjà suggéré aux plus acharnés que nous lisions désormais les livres à leur place afin de leur faire gagner du temps. Et à ma plus grande stupéfaction, quelques personnes ont semblé enthousiasmées par une proposition aussi absurde)
vendredi 30 mars 2007
Rions un peu avec le cahier de suggestions
Panorama des demandes les plus surréalistes de ces dernières semaines :
- "J'aime pas les rhododendrons" de Sim
- Le catalogue des 3 Suisses
- Une méthode de air guitar
- "Le meilleur cd de l'année" (alors qu'on l'a déjà, je l'ai déjà dit c'est celui de Camera Obscura)
- [écriture enfantine] Le disque de Ségolène Royal
- L'album des Plastiscines (muahahaha)
- "J'aime pas les rhododendrons" de Sim
- Le catalogue des 3 Suisses
- Une méthode de air guitar
- "Le meilleur cd de l'année" (alors qu'on l'a déjà, je l'ai déjà dit c'est celui de Camera Obscura)
- [écriture enfantine] Le disque de Ségolène Royal
- L'album des Plastiscines (muahahaha)
mercredi 7 février 2007
"Don't ask questions when you don't want to know the answers"
Usager : Je souhaite recevoir mes avis de retard et de réservation par e-mail, ça sera plus pratique que par lettre.
Pitseleh : Très bien, indiquez-nous votre adresse e-mail.
Usager, surpris : Ah non je préfère pas, je trouve que c'est confidentiel quand même.
Pitseleh : ...
Certes.
Pitseleh : Très bien, indiquez-nous votre adresse e-mail.
Usager, surpris : Ah non je préfère pas, je trouve que c'est confidentiel quand même.
Pitseleh : ...
Certes.
dimanche 24 décembre 2006
Petites piques bibliothéconomiques
(Toujours en mode "esprit de Noël")
Entre collègues :
Et vive les Byrds.
Entre collègues :
- - Je sais pas comment il se débrouille pour séléctionner ses DVD documentaires, mais si il attend que Jean-Pierre Pernaut en fasse la pub...
- - C'est une psycho-rigide-maniaco-monomaniaque du catalogage et du classement. La dernière fois que quelqu'un a retouché une de ses notices on en a entendu parler pendant trois semaines, alors si on déplace tout le fonds... elle est capable de se retrancher dans son bureau avec une réserve de munitions.
- J'hésite à le mettre à l'accueil de la section Jeunesse, il pourrait mordre un gamin.
- [mail de la direction] - Qui est le couillon qui s'est créé une carte d'emprunt au nom de "Petit Gregory" ?
- - On vient de recevoir une candidature spontanée avec CV pour la discothèque de prêt... pour un emploi de serveuse.
- - Un usager a essayé de me draguer en me disant "Vous avez un très joli fond mademoiselle".
- - Aie, toutes les mascottes sont là en même temps. On les enferme dans la réserve ?
Et vive les Byrds.
mercredi 18 octobre 2006
All the people, [too] many people
Mercredi, jour des petits. Dès 10 heures les poussettes chargent comme à Vincennes et les nounours perdus transforment le trajet banque de retour-bacs à disques en parcours d'obstacles. Ca babille, ça fait risette, ça grouille, ça éclate en sanglots, ça hurle par solidarité - les chevaux font peu ou prou la même chose, mais c'est curieusement plus mignon chez ces derniers - et, avouons-le, ça finit par taper sur les nerfs. Pas de chance, l'après-midi c'est pire. Pour cause de réflexe pavlovien ou d'un joueur de flute de Hamelin particulièrement pervers tous les usagers choisissent de débarquer en même temps, suivis à une encolure par le matériel de vernissage de l'exposition : maire et huiles locales, délégation étrangère, curieux, pique-assiettes. C'est dans cette atmosphère de fin du monde auditive que j'enchaîne les inscriptions pendant 4 heures en branchant le pilotage automatique modalités-durée de prêt-prolongations-réservations-accès à distance-détails divers, ne parvenant à m'échapper que le temps de mettre dans les mains d'un habitué la beeeeeeelle compilation des Merry-Go-Round fraîchement arrivée.
Par moments ce boulot ressemble à l'usine, et j'ai horreur de ça.
Par moments ce boulot ressemble à l'usine, et j'ai horreur de ça.
Inscription à :
Articles (Atom)