mercredi 18 octobre 2006

All the people, [too] many people

Mercredi, jour des petits. Dès 10 heures les poussettes chargent comme à Vincennes et les nounours perdus transforment le trajet banque de retour-bacs à disques en parcours d'obstacles. Ca babille, ça fait risette, ça grouille, ça éclate en sanglots, ça hurle par solidarité - les chevaux font peu ou prou la même chose, mais c'est curieusement plus mignon chez ces derniers - et, avouons-le, ça finit par taper sur les nerfs. Pas de chance, l'après-midi c'est pire. Pour cause de réflexe pavlovien ou d'un joueur de flute de Hamelin particulièrement pervers tous les usagers choisissent de débarquer en même temps, suivis à une encolure par le matériel de vernissage de l'exposition : maire et huiles locales, délégation étrangère, curieux, pique-assiettes. C'est dans cette atmosphère de fin du monde auditive que j'enchaîne les inscriptions pendant 4 heures en branchant le pilotage automatique modalités-durée de prêt-prolongations-réservations-accès à distance-détails divers, ne parvenant à m'échapper que le temps de mettre dans les mains d'un habitué la beeeeeeelle compilation des Merry-Go-Round fraîchement arrivée.

Par moments ce boulot ressemble à l'usine, et j'ai horreur de ça.


2 commentaires:

rorschach a dit…

Ben ça reste un boulot avant tout... ce serait trop beau que ce soit tout le temps génial... ;-)

nescio a dit…

J'ai effectivement le même sentiment tous les mercredis et vendredis matin, jours de débarquement des classes de l'école toute proche : c'est l'usine ici! Puis je pense à la vraie usine quelques kilomètres plus bas, avec son travail en pauses et le bruit incessant des tôles et des camions...Et je me calme...